ARGUMENTUM AD HOMINEM

Si vous faites partie de ceux qui se bougent, qui sortent de leur pré carré en osant quelque chose de différent chaque jour...

Si comme des milliers de personnes qui ont fait le choix de l'indépendance en se mettant à leur compte en marketing relationnel...

Si même timidement, vous tentez une percée hors de votre zone de confort !

Ou même si vous êtes un entrepreneur dans l'âme depuis bien longtemps en ayant fait le choix de l'indépendance à n'importe quel prix...

Vous vous êtes heurtés, sûrement même à plusieurs reprises, à un comportement malheureusement courant de celles et ceux qui sont restés dans le "troupeau" du statut quo : la critique gratuite, parfois méchante.

L'attaque "ad hominem" et "ad personam"

Par
Christophe
Bardone
Christophe BARDONE low def 3 d4722
debat

Un peu de latin ne nous fera pas de mal, n'est-ce pas ?
Je plaisante bien entendu, nous n'irons pas plus loin sur ce sujet, vu que le latin est une langue morte^^.

Ceci dit, on utilise dans les milieux bien pensant (en politique par exemple) ces expressions pour mettre une étiquette sur un comportement bien défini.
En l'occurrence un sophisme des plus courants dans notre métier : l'argument ad hominem.

L'argument "ad hominem" consiste à discréditer un argument en s'attaquant non pas à l'argument mais à la personne émettant cet argument.
Avec comme conséquence logique que cela n’ajoute de fait rien à la discussion.
Par exemple vous pouvez expliquer à un ami que vu la mondialisation, les changements politiques et les nouvelles technologies mises au service de l'économie, on s'en va vers la fin du salariat.
Et que l'avenir est à une autre forme de fonctionnement comme l'Entreprise du 21ème siècle par exemple.
Si votre ami est de mauvaise foi, de mauvais poil ou de nature peureuse, il pourrait du coup utiliser un argument "ad hominem" en vous rétorquant : "tu n'es pas économiste, donc ton raisonnement est faux''.
Boum badaboum !! Que répondre à ça ?
Pas grand chose car comme on vient de le voir dans un argument ad hominem transpire la volonté de discréditer l'interlocuteur sans même accorder d’importance à celui-ci. Dommage car dans une conversation on peut très bien remettre en question l’autorité de la personne émettant l’argument, sans mettre de côté son argumentation...
En répliquant pourquoi pas que l'argumentation se base sur des connaissances apprises dans un livre sans référence scientifique par exemple. Pour autant, serait-ce une raison pour ne pas croire les éléments énoncés ?
Pas si sûr... Mais cela va plus loin.

Par définition vous l'aurez compris, l'utilisation d'un argument ad hominem vise à couper court à la conversation, en utilisant un raccourci : avoir raison sans faire l’effort de s'ouvrir aux propos de l'autre.
Par nature il n’y a donc aucune utilisation légitime d’un argument ad hominem puisque l'on ne peut pas en tirer de conclusion logique.

Il existe une variante à ce sophisme du nom d'argument ad personam, fort heureusement moins couramment utilisé dans les échanges entre personnes.
Il y a fort longtemps déja, un certain Schopenhauer avait fait la distinction entre l’argument ad hominem et ad personam, le premier généralement pris pour le second.
Les arguments ad hominem attaquent les propos de l'interlocuteur sur son titre, son statut, ses actions (dans notre exemple : ''tu n'es pas économiste !'').
Le but étant de le déconcerter sur une certaine incohérence de ses propos.
Tandis que l’attaque ad personam consiste à traiter ce même interlocuteur de tous les noms d'oiseaux.
Toujours dans notre exemple, cela donnerait : "tu es bête, donc tu crois tout ce que l'on te dit !"
Pour s'en souvenir revenons à la traduction"ad hominem = par rapport à l’homme" et "ad personam = par rapport à la personne".
Les deux sont presque synonymes, d’où une confusion facile entre deux attitudes qui se ressemblent sans être identiques.

Comment faire concrètement ?

Dans son essai "L’art d’avoir toujours raison", Schopenhauer propose plusieurs stratagèmes rhétoriques pour triompher de ses contradicteurs lors d’un débat.

A moins de vouloir faire de la politique ou d'aimer vraiment la rhétorique, il y a beaucoup plus enrichissant comme lecture dans d'autres domaines.

Par contre voici la technique que je peux vous partager sur mon "stratagème ultime".
Celui-ci est à mettre en pratique si vous vous apercevez que votre interlocuteur est supérieur (par le verbe) et que vous ne gagnerez pas sur le terrain des arguments basés uniquement sur de la répartie.

Posez des questions pour que la personne fasse une affirmation, ne serait-ce qu’en apparence, en contradiction avec quelque chose qu’il a dit ou admis auparavant. Ou ressemblant aux principes et actes d’une société/marque douteuse (Monsanto, Nutella, Mac Donald etc.).
Vous pouvez alors utiliser en répartie si par exemple il prend parti en faveur du salariat : "Pourquoi te plains-tu alors de ton salaire ?" ou "Pourquoi te plains-tu des heures de voiture dans les embouteillages ?"
Ou bien s’il affirme par exemple que le salariat est une sécurité dans un monde incertain, on s’écrie aussitôt : « Pourquoi ne te syndiques-tu pas alors pour préserver tes droits ? »

Si la personne est vraiment de mauvaise foi, la conversation peut dès lors tourner à l'insulte.
Lorsqu’on en arrive à ce point, cela marque généralement la fin de toute discussion possible, à moins d’en venir aux mains...
Lorsqu’un débat oratoire prend cette tournure, il n’y a pas de véritable gagnant car le "match" n’est pas mené à terme.
Le perdant est cependant la personne qui perd le contrôle en virant aux insultes, ou qui s’énerve (et par là déclare forfait).

En tous cas souvenez-vous que la véracité d’une idée ne dépend pas de l'éloquence propre à la personne qui la défend. Quand bien même une opinion est soutenue pour de mauvaises raisons, elle n’en demeure pas moins vraie… seulement pour la personne qui l'argumente ! Et vice-versa…

Il est donc important de bien connaître votre sujet lors d'une controverse ou d'un débat, afin de pouvoir vous retirer du jeu sans frustration, si l'ouverture en face n'est pas possible.
Ce n'est qu'à ce prix que vous ferez changer d'opinions les autres en élevant le débat car et souvenez-vous en :
Les petits esprits parlent des personnes, les esprits moyens parlent des évènements et les grands esprits parlent des grandes idées.

Pour résumer

Amener des changements radicaux dans votre vie, c'est l'objectif de mes publications.
Afin que vous ayez des résultats dans votre vie extra-ordinaires (oui hors de l'ordinaire, du bof, du commun !!!) comme j'ai la chance d'en avoir, passez à L'ACTION. *
Pour cela programmez-vous dans votre agenda, téléphone ou tout autre endroit vous permettant d'avoir vos "Pense-(pas)Bête" la nouvelle action que vous inspire ce partage que je vous fais.
Et partagez ci-dessous votre passage à l'action !
Les gens qui se bougent sont de plus en plus rares, faites vous connaître.
Je vous souhaite une belle vie.
Christophe Bardone

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